Un entretien d’embauche pour un poste de commercial est une véritable épreuve où chaque détail compte. Ce poste exige des compétences en vente, en négociation et une forte résilience. Un recruteur évaluera autant la capacité du candidat à vendre un produit que sa capacité à se vendre lui-même. La préparation est donc essentielle : elle passe par la connaissance de l’entreprise, la maîtrise des techniques de vente et l’anticipation des questions clés. Une bonne communication, un état d’esprit dynamique et des résultats chiffrés viendront appuyer la candidature. Enfin, une attitude proactive et un suivi après l’entretien peuvent faire toute la différence.
Avant l’entretien : se préparer comme un bon commercial
Analyser l’entreprise et son marché pour un argumentaire béton
Pour convaincre un recruteur, un candidat à un poste de commercial doit démontrer une parfaite connaissance de l’entreprise et de son marché. Ce travail d’analyse en amont est essentiel pour élaborer un argumentaire impactant. Il s’agit d’identifier la position de l’entreprise sur son secteur, ses concurrents majeurs, ainsi que ses forces et faiblesses. Une étude des dernières tendances du marché permet également d’anticiper les enjeux commerciaux et d’adapter son discours en conséquence. Selon l’article L. 1221-6 du Code du travail, l’employeur est en droit de poser des questions pertinentes et en lien direct avec les aptitudes professionnelles du candidat. Une réponse bien argumentée, appuyée par des données précises sur l’entreprise, renforcera donc la crédibilité du postulant et son adéquation avec les besoins du recruteur.

Évaluer ses propres compétences commerciales et se positionner
Évaluer ses propres compétences commerciales avant un entretien permet de se positionner efficacement face à un recruteur. Cette introspection repose sur plusieurs critères clés : la maîtrise des techniques de vente, la capacité à négocier, la gestion des objections et l’aptitude à établir une relation de confiance avec les clients. Un bon commercial doit aussi savoir s’adapter, faire preuve de persuasion et comprendre les besoins des prospects pour proposer des solutions adaptées. L’article L. 1221-6 du Code du travail souligne que l’employeur est en droit d’évaluer les compétences en lien direct avec les exigences du poste, ce qui rend cette auto-évaluation primordiale. En identifiant ses forces et ses axes d’amélioration, le candidat peut ajuster son discours, valoriser ses expériences les plus pertinentes et démontrer un profil en phase avec les attentes du marché.

Tableau : Exemples de questions classiques et comment bien y répondre
Question classique | Objectif du recruteur | Meilleure approche pour répondre |
---|---|---|
Parlez-moi de vous. | Évaluer la capacité du candidat à se présenter de manière synthétique et impactante. | Structurer sa réponse en trois parties : parcours professionnel, compétences clés et motivation pour le poste. Adapter son discours en fonction de l’entreprise et du secteur. |
Pourquoi voulez-vous rejoindre notre entreprise ? | Vérifier l’intérêt du candidat pour l’entreprise et sa culture. | S’appuyer sur des éléments concrets : valeurs de l’entreprise, stratégie commerciale, innovations récentes ou positionnement sur le marché. |
Comment géreriez-vous une objection d’un client ? | Tester la capacité du candidat à négocier et à répondre aux objections efficacement. | Appliquer la méthode CAB (Caractéristique, Avantage, Bénéfice) pour transformer l’objection en opportunité et rassurer l’interlocuteur. |
Comment vous démarquez-vous des autres commerciaux ? | Identifier les qualités spécifiques du candidat et sa valeur ajoutée. | Mettre en avant ses forces distinctives comme la capacité d’écoute, la maîtrise des techniques de closing ou l’utilisation de la data dans la prospection. |
Parlez-moi d’un échec et de ce que vous en avez appris. | Observer la résilience et la capacité d’apprentissage du candidat. | Expliquer un échec concret, détailler les leçons tirées et montrer comment cela a amélioré ses performances commerciales. |
Le Code du travail français, notamment l’article L. 1221-6, précise que les questions posées lors d’un entretien doivent être en lien direct avec l’emploi proposé. Ainsi, un candidat a tout intérêt à préparer ses réponses de manière stratégique, en mettant en avant des compétences spécifiques et des résultats quantifiables. Une préparation approfondie lui permet de répondre avec assurance et pertinence, un atout clé pour maximiser ses chances de réussite.
Pendant l’entretien : convaincre et démontrer son efficacité
Adopter la posture et les techniques de communication d’un bon commercial
Un bon commercial maîtrise l’art de la communication verbale et non verbale pour captiver son interlocuteur et mener une négociation avec efficacité. Lors d’un entretien, adopter une posture ouverte et une gestuelle maîtrisée inspire confiance et démontre une aisance relationnelle essentielle au métier. Le contact visuel doit être franc mais naturel, tandis qu’un ton assuré et une diction claire renforcent la crédibilité du discours. La règle des 7-38-55 d’Albert Mehrabian illustre bien cette importance : seulement 7 % du message repose sur les mots, tandis que 38 % repose sur le ton et 55 % sur le langage corporel. De plus, l’écoute active est un levier puissant : reformuler les propos du recruteur et poser des questions pertinentes témoignent d’une vraie capacité d’adaptation et de compréhension des besoins. Cette attitude est particulièrement précieuse dans la relation client, où un bon commercial sait orienter la discussion vers les attentes spécifiques de son prospect pour proposer une solution personnalisée et percutante.
Maîtriser l’art de la persuasion et valoriser son expérience avec la méthode STAR
La méthode STAR (Situation, Tâche, Action, Résultat) est un outil puissant pour structurer ses réponses et mettre en valeur ses expériences de manière percutante lors d’un entretien commercial. Cette approche permet non seulement de démontrer des compétences concrètes, mais aussi d’illustrer l’impact réel de ses actions sur les résultats de l’entreprise. Par exemple, lorsqu’un recruteur demande à un candidat de décrire une expérience de négociation difficile, une réponse bien construite avec la méthode STAR apportera une vision claire et convaincante. On commence par présenter la Situation, en décrivant le contexte et les enjeux. Ensuite, on précise la Tâche, c’est-à-dire le rôle joué et les responsabilités engagées. L’Action explique les stratégies et initiatives mises en place pour résoudre le problème. Enfin, le Résultat met en avant les bénéfices obtenus, idéalement quantifiables (augmentation des ventes, acquisition de nouveaux clients, amélioration du taux de conversion, etc.). Cette démarche permet non seulement de prouver sa capacité à gérer des défis commerciaux, mais aussi de se distinguer comme un professionnel capable d’avoir un réel impact dans son domaine. Selon l’article L. 1221-6 du Code du travail, les employeurs doivent s’assurer que les aptitudes évaluées sont en lien direct avec le poste à pourvoir, ce qui conforte l’intérêt d’utiliser la méthode STAR pour appuyer ses arguments avec des faits concrets et pertinents.
Liste : Les erreurs fatales à éviter absolument
Un entretien pour un poste de commercial est une véritable mise à l’épreuve où chaque détail compte. Commettre certaines erreurs peut coûter cher en termes d’opportunités. Voici une liste des erreurs les plus courantes et des moyens de les éviter.
- Ne pas se renseigner sur l’entreprise : Arriver sans connaître les produits, la cible et la stratégie commerciale de l’entreprise est rédhibitoire. Une analyse approfondie du marché et des concurrents est essentielle.
- Manquer d’adaptabilité : Un bon commercial doit être capable de rebondir rapidement face à une question imprévue ou un changement de stratégie de l’interviewer.
- Ne pas quantifier son expérience : Les recruteurs attendent des chiffres précis pour mesurer la performance d’un candidat. Il est donc essentiel d’appuyer ses compétences avec des résultats concrets.
- Adopter une attitude passive : Manquer d’enthousiasme ou attendre que l’interviewer dirige intégralement l’échange peut donner une mauvaise impression. Il est préférable de poser des questions pertinentes et de montrer son dynamisme.
- Négliger la communication non verbale : Un langage corporel fermé, un regard fuyant ou une poignée de main molle peuvent nuire à l’image du candidat, qui doit inspirer confiance et assurance.
- Ne pas gérer son stress : Trop de nervosité peut donner une impression d’incompétence ou de manque de préparation. Des exercices de gestion du stress et de respiration permettent d’aborder l’entretien avec plus de sérénité.
- Oublier le suivi après l’entretien : Un e-mail de remerciement bien formulé montre l’intérêt du candidat pour le poste et permet de marquer des points supplémentaires auprès du recruteur.
Selon l’article L. 1221-6 du Code du travail, les questions posées lors d’un entretien doivent être en lien direct avec le poste. En évitant ces erreurs et en préparant des réponses stratégiques, un candidat maximise ses chances de convaincre et de décrocher le poste convoité.
Après l’entretien : maximiser ses chances d’obtenir le poste
Organiser un suivi efficace pour marquer des points
Dans le cadre d’un entretien commercial, le suivi post-entretien est une étape stratégique trop souvent sous-estimée. Il permet non seulement de démontrer sa réactivité et son professionnalisme, mais aussi de marquer des points auprès du recruteur. Un courrier ou un e-mail de remerciement bien formulé, envoyé dans les 24 heures suivant l’entretien, permet de réaffirmer son intérêt pour le poste et de rappeler brièvement ses atouts. Il est conseillé d’y inclure un élément clé de la conversation, afin de montrer une écoute active et une capacité à s’adapter aux besoins de l’entreprise. De plus, un suivi structuré peut faire la différence face à d’autres candidats : un message trop vague ou un silence prolongé peuvent donner l’impression d’un manque de motivation. Dans le cadre du recrutement, l’article L. 1221-6 du Code du travail rappelle que l’employeur ne peut recueillir que des informations ayant un lien direct avec l’emploi proposé. Ainsi, le candidat doit veiller à rester sur des éléments professionnels et éviter toute surenchère déplacée. Enfin, si aucune réponse n’a été obtenue après quelques jours, une relance subtile et bien calibrée permet de rester dans l’esprit du recruteur sans paraître insistant. Cette démarche proactive illustre parfaitement l’attitude d’un bon commercial, toujours prêt à relancer et à conclure avec efficacité.
Préparer la relance avec un message structuré et pertinent
Un bon commercial ne se contente pas de répondre aux questions du recruteur ; il prend aussi l’initiative et montre son esprit de relance dès l’entretien. Cette attitude proactive peut faire la différence, notamment dans un secteur où la réactivité et la persévérance sont essentielles. Une technique efficace consiste à poser une question stratégique en fin d’entretien, par exemple : « Quelles sont les prochaines étapes du processus de recrutement ? ». Cela démontre un réel engagement et une volonté de se projeter dans le poste. De plus, il est pertinent d’exprimer son enthousiasme en réaffirmant sa motivation et en mettant en avant un élément clé discuté durant l’échange. Ce type d’approche s’apparente à une phase de closing, essentielle en vente, qui permet de solidifier la relation avec son interlocuteur et d’augmenter ses chances d’obtenir une réponse favorable. Selon l’article L. 1221-6 du Code du travail, l’entretien d’embauche doit se limiter aux aptitudes professionnelles requises pour le poste ; ainsi, structurer ses réponses et son suivi en fonction des attentes concrètes du recruteur est un levier puissant pour convaincre et finaliser efficacement sa candidature.
Liste : Signes qui indiquent si l’entretien s’est bien passé
Après un entretien commercial, il est naturel de se demander si l’échange a été concluant. Certains signaux peuvent indiquer que la rencontre a été positive et que le recruteur perçoit favorablement le candidat. Voici des éléments clés à surveiller.
- Un échange fluide et dynamique : Si l’entretien ressemble davantage à une discussion qu’à un interrogatoire, c’est un bon indicateur. Un recruteur intéressé rebondira facilement sur les réponses et posera des questions complémentaires.
- Un intérêt manifeste pour vos compétences : Lorsque le recruteur approfondit des aspects précis de votre parcours ou vous demande des cas concrets supplémentaires, cela signifie qu’il cherche à projeter votre profil dans l’entreprise.
- Un discours tourné vers l’avenir : Si l’interviewer évoque des prochaines étapes, une potentielle future collaboration ou vous parle des perspectives d’évolution dans l’entreprise, c’est un bon signe.
- Des questions sur votre disponibilité : Lorsque le recruteur s’enquiert de votre date de disponibilité ou de votre préavis, cela signifie généralement qu’il envisage sérieusement votre candidature.
- Un bon contact humain : Une attitude chaleureuse, des sourires, des signes d’acquiescement ou un langage corporel ouvert sont autant d’indices positifs. La communication non verbale joue un rôle crucial dans l’évaluation d’un candidat.
- Un prolongement de l’entretien : Si l’échange dépasse le temps prévu, cela montre que le recruteur veut en apprendre davantage et apprécie l’échange.
- Une réponse rapide promise : Lorsque l’employeur indique un délai précis pour un retour ou fait mention d’une validation rapide, c’est souvent signe que la candidature est bien positionnée.
Selon l’article L. 1221-6 du Code du travail, les informations recueillies durant un entretien doivent avoir un lien direct avec l’emploi proposé. Ainsi, plus les questions du recruteur sont spécifiques aux missions du poste, plus cela indique un intérêt réel pour la candidature.